La Mume (le blog)

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Ce soir la

Nous avions rendez-vous ma nièce N. et moi dans un club bd de la Madeleine.
Elle souhaitait se divertir un peu au milieu des danseurs et m’entraîner aussi, jugeant qu’il était temps de vivre de nouveau.
Son cœur était en berne, son homme partant ce vendredi soir pour trois mois en Afrique, elle m’avait dit :
- Si à minuit je ne suis pas arrivée, ne m’attends plus.
Donc, je me suis pomponnée, habillée, jupe noire, blouse en soie rayée turquoise et fuchsia.
Ma trottinette stationnée comme il faut, j’entrais au club à vingt deux heures.
Je n’y étais pas seule ! Il faut dire que nous étions trois jours après la St Valentin et qu’ils étaient nombreux ceux venus là pour faire la fête.
Plantée au premier balcon, je voyais les couples évolués sur la piste, et, au fil des heures disparaîtrent vers des lieux plus intimes…
Les pieds me remontaient dans les lombaires à force d’être là sans bougée, sans avoir dansé une seule fois ! L’humeur devenue massacrante, je regardais une dernière fois la pendule, minuit trente ! N. ne viendra plus.
Allez, courage ma fille ! Je me fixais au bord de cette piste maintenant bien dégagée et espérais !
Une voix me demanda si je voulais danser, grognon je répondis que j’étais venue exprès !
Pas découragé le monsieur m’entraîna dans un « boléro » auquel succéda une série de « salsa » que mes lombaires me firent décliner.
Je vis le monsieur y aller seul, puis se poser au premier balcon, avec une cigarette...
J’étais comment dire, prête à tout pour d’autres moments dans ses bras.
Alors, faisant fi de toutes les « bonnes manières » inculquées par ma mère, je traversais l’espace, rejoignant le monsieur.
Absorbé par ses pensées, il ne remarqua pas ma présence.
Perdant toute réserve je posais ma main sur la sienne, passant in petto pour une professionnelle de la bagatelle !
Il voulait danser encore, j’expliquais mes soucis, alors posé sur des sièges de velours rouge nous avons bavardé un peu.
Voulant être agréable, voir très agréable ! Je l’entraînai sur la piste du deuxième balcon pour une série facilitant les rapprochements !
Je savais déjà qu’il était espagnol (l’accent) restait à découvrir la région, il minauda un peu disant que les français ne connaissaient pas la Galice, fière de moi je la situais ,donnant le nom de St Jacques de Compostelle.
Ce qu’une lecture ancienne m’avait appris me fit gagner sa considération !
Nous sommes sortis pour rejoindre chacun son véhicule et trouver un endroit où s’abreuver.
Il commanda un café, moi une tasse de lait, il déclara qu’il était marié, avait trois enfants, que cela ne changerait pas.
Et qu’il souhaitait me revoir…
Lorsque je retrouvais N. et que je lui racontais ma soirée, elle regarda sa tante avec intérêt et dit.
Tu es raide amoureuse !
Oh oui !!! Pour lui se fut plus… lent, sa situation inconfortable ne le fit pas renoncer à la française, à ses talents divers, à sa famille étonnante, à ses logements aux adresses prestigieuses…
Treize années plus tard, nous voilà.
Fin de carrière pour lui, plus de mission en France.
Nous « programmons » notre dernière escapade pour augmenter encore le stock de souvenirs.
C’est tout se qu’il restera pour nous tenir chaud au cœur… plus tard.

Commentaires

1. Le jeudi, octobre 4 2007, 17:42 par alain

bon courage la mume